
Trois millions de guitares vendues, ça ferait tourner la tête à n’importe qui, alors disons que le modèle D-300 conçu pour l’occasion ne pouvait décemment pas être raisonnable. Au vu de la quantité d’incrustations appliquées dessus, on se dit que la démesure est vraiment américaine. La table représente les lignes de croissance d’un sycomore au long de la vie de l’entreprise Martin, elles sont en véritable sycomore appliqué en marqueterie sur une table en épicéa, le tout avec des alternances d’argent. Le dos représente un sycomore réalisé en incrustations et un plan de la ville de Nazareth est dessiné sur le pickguard. Certains vont trouver ça génial, d’autres à coucher dehors, et quoi qu’il en soit, personne ne pourra se la payer puisqu’à 300 000 $ le bout, il faudrait être fou ou riche à millions (donc a priori pas musicien professionnel…). Figurez-vous que le magasin Thomann en a fait rentrer une en stock, si on en croit le site du revendeur allemand. Pour calmer le jeu, Martin propose une Grand J-28-DN, le DN étant là pour signi er « double neck ». Il s’agit e ectivement d’une Jumbo à deux manches, un en six cordes et l’autre en douze. Instrument de scène par excellence, cette double manche semble presque abordable, puisqu’on pourra se l’o rir pour un peu plus de 10 000 €. Encore plus abordable (par un ingénieur allemand en n de carrière, sans doute), le modèle CEO-11 en édition limitée combine une table à la nition blue burst plutôt originale, avec une caisse en acajou et une électronique de compétition. Allez, à 7000 €, elle est à vous (et encore, nous n’avons pas les prix européens au moment où nous écrivons ces lignes). Cela dit, c’est une superbe guitare.